samedi 3 octobre 2026

Les brasiers ne s'éteignent jamais

J'ai déjà épluché dans ces colonnes plusieurs suppléments Maléfices (première édition) et ne résiste pas à l'envie d'évoquer un de ces scénarios : Les brasiers ne s'éteignent jamais fut le troisième de la série. Sorti en décembre 1986, il proposait à cinq joueurs (le nombre était impératif) de vivre une aventure maléficieuse à Loudun. 



Evidemment, quand on évoque Loudun, on pense inévitablement à l'affaire qui secoua cette ville au dix-septième siècle et vit Urbain Grandier finir sur le bûcher. Cette histoire est à la base de ce scénario, comme on pouvait s'y attendre. Parlons un peu de ce scénario. Si l'on excepte le recrutement des personnages, il a la particularité d'être moins linéaire que la plupart de ceux proposés pour Maléfices, à première vue en tout cas. 

Dans sa structure, il va proposer aux cinq personnages (même si une option envisage de passer à quatre PJ, c'est beaucoup de travail pour un résultat hasardeux) de visiter des quartiers de Loudun, jusqu'à un chapitre final assez redoutable, bien que prévisible. Ecrit par Michel Gaudo (dont le style très personnel peut rebuter), Les brasiers ne s'éteignent jamais fourmille, une fois n'est pas coutume, d'indications techniques : les compteurs de Spiritualité et d'Ouverture d'Esprit, notamment, devraient voir leurs valeurs varier fortement. 

Il est difficile d'en dire plus sur l'intrigue et son moteur, de peut de divulgâcher ce scénario : on ne sait jamais, certaines tablées pourraient avoir envie de le (re)jouer. Mais sa réputation, plutôt positive, est assez justifiée, même s'il est à réserver à des Maîtres de Jeu expérimentés et à des joueurs acceptant certaines contraintes (propres à Maléfices). Le relire m'a rappelé l'unique fois où je l'ai fait jouer, avec réussite, au siècle dernier. 

Comme souvent, ce scénario est fourni avec quelques annexes : un plan de Loudun, un calque à superposer à ce plan et une feuille "pourpre" imprimée. Il offrait à ses lecteurs un de ses traditionnels rébus (que je vous livre ci-dessous) et promettait, en dernière page, un prochain suppléments : Délivrez-nous du mal.